Un éjaculateur pas si précoce

 

Pas facile de satisfaire ses envies, même avec tout l'argent du monde. Les putes n'y changent rien et les échecs sexuels se perpétuent. Il est temps de changer cette situation, sauf que dans le désespoir, la motivation manque cruellement. J'y repense souvent, y compris maintenant, assis à cette table, avec la serveuse qui s'amène vers moi un verre de cidre à la main. Bah! Même celle-ci n'y changerait rien: je me retrouverais avec la prostate vide et cette sensation d'avoir rien accompli. Sans parler de l'insatisfaction de la partenaire sexuelle qui rarement passe inaperçue.

Après cette dérangeante réflexion déjà faite des centaines de fois, je prends le verre de cidre et le finis d'un trait. L'argent posé sur la table, je m'en vais vers la sortie, déprimé comme toujours. Je vagabonde dans la rue. En fait je ne sais même pas où aller. Je n’ai même pas envie de rentrer chez moi.

En marchant, je sens une vibration dans ma veste. En fait c'est simplement le téléphone portable. Finalement quelque chose qui se passe dans cette satanée soirée ! Oui, après tout on se contente de ce qu'on a. C'est Joceline. Elle est bonne, mais un peu chiante parfois quand même. Tiens, ce soir elle semble vouloir me remonter le moral même si je doute qu'elle puisse faire quelque chose:

-Tu fais quelque chose de particulier ce soir ?

-Non, si ce n'est peut-être me faire chier en ville.

-Ca te dirait de passer chez moi ?

Bon, là faut quand même dire que je suis souvent allé chez elle, mais j'ai jamais eu le moindre rapport sexuel avec. Sans ça, elle ne m’appellerait sûrement pas...

-Ecoute, là je sais pas trop vu mon humeur de bâtard.

-Mais si mon petit, viens et on va arranger tout ça.

Intérêt pour moi cette jeune célibataire. En tout cas pas au niveau sexuel, sinon c'est vrai En parlant d'arranger, c'est pas une mauvaise idée... Mais elle n'a jamais montré un que c'est clairement une personne sur qui on peut compter.

-Ouais ben si tu le prends comme ça, je veux bien.

Le temps de finir la discussion en redoutable beauté et c'est limite si je cours pas vers la voiture. Pas que je sois très content d'aller chez elle, mais en quelques phrases elle a réussi à me remettre d'une humeur acceptable, ce qui n’est pas si fréquent…

Après un court voyage, me voilà enfin devant la porte de son studio. Elle vient m'ouvrir avec un décolleté plus ou moins sexy et me dit simplement:

-Salut.

-Tcho! Désolé, mais vu la situation je n'ai rien apporté...

-Dis pas ça, tu as pris tout ce qu'il nous faut avec.

Pas sûr d'avoir compris l'allusion. Quoi qu'il en soit, elle me reçoit très bien et c'est le principal. Bizarre par contre qu'elle reste figée, avec un bras qui tient la porte et l'autre qui repose contre la bordure de la porte, ce qui m'empêche de passer. Je m'avance et bouscule lentement son bras pour passer. C'est étrange que je la connaisse si bien, que je la trouve joliment bonne, mais que ce soit la première fois où je serais vraiment partant de faire quelque chose de concret avec elle. Alors armé d'un sourire ridicule je décide d'attaquer direct:

-Ce soir j'ai besoin d'alcool, de sexe et de drogue ma jolie !

Elle fronce les sourcils en s'immobilisant quelques secondes. Elle me répond alors en souriant à son tour:

-Alcool et sexe, on doit pouvoir trouver ça en rayon, pour la drogue, je sais pas trop.

Je n’ai jamais parlé comme ça à Joceline, mais déjà que je suis lancé:

-Ben alors commence par me satisfaire là où tu peux.

Notre sourire persiste quelques secondes avec elle qui prépare les verres et tout ce qu'il faut. Pendant ce temps je m'assieds sur son lit.

On a vite fait de boire trois ou quatre martini, de se perdre dans d’inutiles discussions puisque nous savons déjà où nous voulons arriver. Et je ne sais pour quelle raison, je sais aussi qu’elle veut y venir. Peu importe, cela nous amène à des choses plus intimes. D’abord des caresses des cuisses, du ventre, puis des seins et de l’abdomen, mais elles se déplacent rapidement vers des points plus sensibles. Au fur et à mesure, j’enlève les habits dérangeants de la partenaire et elle en fait autant. Elle est vraiment sans gêne puisqu’elle n’hésite pas à mettre sa main contre ma verge. Bien que soit maladroit son geste, il n’empêche que je prends un grand plaisir. Ma peur de l’échec me rend craintif et donc je peine à passer rapidement aux choses sérieuses comme elle le fait. C’est elle-même qui doit me dire en soupirant :

-Viens par ici.

En me disant cela, elle me prend la main et l’accompagne à proximité du clitoris. Je commence à tâter doucement autour de cette partie sensible, mais elle croit bien d’ajouter :

-Vas-y plus fort ! Vas-y.

Au moins je suis fixé, elle n’est pas des plus sensible. Il faut profiter de ces contacts afin de donner un maximum de plaisir à ma compagne avant de risquer de tout gâcher. Je m’approche donc du vagin et en y entrant, je ralentis encore les mouvements. C’est clairement visible que mes gestes appuyés et indolents sont très appréciés et ce jusqu’au point G. Je ne ressens pas grand plaisir sexuel en ce moment, mais rien que le fait de voir que ça semble la satisfaire grandement me donne la confiance qu’il me manque. « L’occasion idéale pour commencer à utiliser mon sexe ! » je me dis. Ce que fait aussitôt. Ma verge commence à durcir rapidement et le mouvement de vas et viens amène toute la purée proche de l’embouchure après peut-être deux minutes seulement. C’est en mauvaise voie, mais contrairement aux autres fois, j’ai de suite le réflexe de sortir le tout du vagin, au lieu de m’arrêter mais en restant au contact de celui-ci. C’est ce qui me sauve la face au moins pour cette fois-ci et pour ne pas tout arrêter, je reprends avec les caresses, le temps que mon envie d’éjaculer redescende à un niveau acceptable. Elle doit être un peu étonnée probablement de mon rite sexuel, mais elle ne dit rien et continue à jouir visiblement. Je peux être fier de moi, j’ai beau ne pas avoir été le seul, mais c’est une grande première pour moi. C’est pas pour autant le moment de sabrer le champagne… Je continue toujours avec la même technique pour éviter le pire et au fur et à mesure, ses gémissements deviennent de plus en plus forts, voir presque insupportables par moment. Durant mes moments d’arrêts, elle semble vouloir m’imiter et caresser à son tour mes parties, mais je dois l’empêcher si je ne veux pas perdre prématurément le précieux liquide. Ce geste très maladroit n’advient qu’une seule fois, puisque je lui permets les fois suivantes d’accéder à mon pénis à peine il est calmé à nouveau. Ceci continue jusqu’à l’inespéré orgasme de sa part et donc je me permets de faire le miens juste après, cette fois si sans devoir faire le moindre effort.

C’est dans cette situation que je m’endors contre elle. Au réveil, le lendemain, elle est déjà dehors du lit. Ce n’est que partie remise... Bref, je suis toujours un éjaculateur facile, mais je suis guéri psychologiquement et j’ai appris à maîtriser ma faiblesse.