Ce matin là Ulyx est comme à l’accoutumée enchaîné au sommet de sa colline. Il pense cette fois que plus aucun espoir ne lui est permis et commence à songer à se laisser mourir dans les bras luxurieux de Calypso. Quelle n’est pas sa surprise quand il la voit arriver la mine dépitée, bien plus tôt que d’habitude et sous sa forme aquatique.
-Les dieux ont revu ton cas. Tu es libre… Ceci disant, elle détache ses liens.
Ulyx n’en croit pas ses oreilles. Il tente néanmoins de se lever mais retombe à terre. Ses jambes ne supportent plus son poids, depuis dix ans seul son sexe a été activement sollicité.
Calypso le laisse.
-Quand tu auras retrouvé tes forces, construis-toi un radeau. Ce sera ton seul moyen de fuir avant que mon père ne revienne.
Ulyx passe la journée à se remettre. Rapidement, le soir, il retrouve sa vigueur naturelle et entame son ouvrage de bambou et feuilles de bananiers. Le matin suivant il est prêt à partir, son regard rêveur observe le soleil levant dans les reflets duquel il croit apercevoir la douce et tendre Pénélope. Il sent soudain son dos s’humidifier, comme si une brume tiède le caressait. C’est Calypso qui l’enlace tendrement.
-Tu es sûr que tu ne veux pas rester ? Elle lui embrasse le cou, de l’eau lui coule le long du dos.
Ulyx est troublé. Certes cette créature le retient captif depuis toutes ces années, mais il est n’est pas aisé d’oublier la douce humidité et l’ardeur sexuelle des nymphes. Il sent le corps de Calypso qui sous l’excitation prend forme humaine. Pour une fois seulement, il aimerait la maîtriser et jouir en elle sans craindre pour sa vie. Il l’attrape fermement et la renverse sur le sable. La nymphe de par sa nature se laisse faire, elle l’encourage en plus en cambrant son dos devant lui et en écartant les jambes. Ulyx insère son sexe entre ses cuisses glissantes avant de remonter et combler le vide ainsi crée. Il lui arrache un soupire de satisfaction et de grandes coulées de cyprine. Comme toujours le fond de son vagin est bouillonnant.
Tout en labourant profondément la coquine qui rampe de plaisir sur le sable chaud, il donne de grandes claques sur ses fesses. Il s’intéresse également à ses seins imposants qui se balancent à chacun de ses coups. Passé un moment, Calypso voulant varier les plaisirs s’empare de son sexe détrempé et le prend profondément dans sa bouche, aussi humide et chaude que le reste de son corps. Après quelques coups de langues préliminaires, elle l’avale entièrement dans sa gorge serrée. Ulyx ne peut tenir sous l’effet de cette aspiration soudaine, sans autre il déverse longuement son plaisir à l’intérieur de la nymphe qui le reçoit avec avidité. Après avoir avalé les dernières gouttes elle lui présente sa chatte espérant recevoir le même traitement. Ulyx n’hésite pas une seconde : la cyprine des jeunes nymphes est connu par les marins pour apporter vigueur, courage et vents favorables. Il boit jusqu’à la lie ce liquide semblable à du doux miel. Calypso crie, agitée de soubresauts, et finit par se liquéfier dans les bras puissants d’Ulyx.
Se sentant plus puissant que jamais, ce dernier s’apprête à prendre l’océan. Calypso le supplie de rester mais sous sa forme aquatique ne parvient à le retenir ; sa décision est déjà prise. Faisant ses adieux à la jeune et chaude créature il lève les voiles.
Pendant ce temps, dans sa ville natale, Téléramaque, son fils, s’est mis en quête d’un équipage. Bien qu’il n’ait pas profondément envie d’entreprendre ce voyage, il a prit conscience du fait que son père peinerait à s’en sortir seul. Entre autre l’espoir de soulever un jour la divine Athéna a beaucoup joué dans sa décision finale.
Ainsi il arpente les docks d’Ithaque à la recherche de valeureux marins. Ce faisant, il se rend dans le plus fameux tripot de la côte ouest dans lequel les jeunes de son âge, en tant que clients tout du moins, sont rares. A peine la porte passée, il est étouffé par les relents d’hydromel distillés et l’épaisse fumée bleue qui emplit la salle où de nombreux types à l’air louche jouent au poker. S’approchant du bar, il tente de se renseigner auprès du barman, un gros barbu recouvert de cicatrices :
-Il n’y a rien pour toi ici p’tit gars ! A moins que tu ne descendes au sous-sol…
Naïvement Téléramaque s’y rend espérant y rencontrer quelques marins expérimentés.
Quelle n’est pas sa surprise et son dégoût en découvrant le spectacle qui se déroule en contrebas. Plus d’une centaine d’hommes sont assis dans l’obscurité encourageant bruyamment les jeunes qui se succèdent dans une cage située au centre. Après deux jeunes filles vêtues de cuir et de fouets s’adonnant à des flagellations mutuelles ce sont maintenant deux beaux et jeunes éphèbes qui rivalisent d’ardeurs l’un contre l’autre. Ils sont fermement encouragés par les marins sodomites qui se trouvent là. Téléramaque a du mal à supporter cela, contrairement à beaucoup de ses amis il n’a guère d’intérêt pour ces pratiques pourtant bien intégrées dans la culture locale.
Après de nombreuses pénétrations mutuelles, les deux jeunes hommes musclés et bronzés cèdent leur place.
-Vas-y ! Crie soudain un organisateur à Téléramaque.
Ce dernier saisit cette chance de faire passer son message. Il grimpe dans la cage, le visage ébloui.
-Excusez-moi, je recherche des gens pour m’accompagner jusque dans l’océan Atlantique, avance-t-il timidement. Je dois secourir Ulyx, mon père…
-C’est le fils d’Ulyx ! Crie une voix alcoolique.
-Il est plutôt bien fait ! dit une autre voix
-Vas-y, montre-nous ce que tu as !
-Mais, je voulais juste… dit Téléramaque.
-A poil ! Si tu veux notre aide, il faudra nous convaincre !
-A poil, a poil ! Reprend l’assemblée en cœur.
A contrecœur, Téléramaque se déshabille sous les sifflets admiratifs.
-C’est un peu mou tout ça ! crie une voix gaillarde, et tout le monde rit grassement.
On veut faire entrer un autre garçon dans la cage mais Téléramaque menace de partir sur le champ.
-Qu’on lui envoie une fille ! Crie alors l’assemblée.
- Si tu veux notre aide, il faudra nous convaincre ! La voix claire provient du fond de la salle, d’un groupe de gens à l’air moins bourré et désœuvré que le reste de la populasse.
Les deux filles qui s’étaient exhibées précédemment, toujours habillées de cuir, font irruption auprès de Téléramaque. Elles l’attachent fermement contre les barreaux. L’une d’elle se penche en avant et commence à exciter la queue du jeune homme, à l’aide de sa langue, de sa main et de ses seins volumineux qu’elle extirpe de sa combinaison. Pendant ce temps l’autre les fouette violemment, leur arrachant des petits cris. Téléramaque qui ne résiste jamais longtemps à ce genre de traitement entre en érection, sous les olas d’admiration de la salle.
Le peuple réclame de la sodomie. La jeune fille au fouet presse le dos de son amie pour la mettre à quatre pattes et ouvre la fermeture éclaire qui passe juste sur la raie de ses fesses. Lui écartant ces deux globes pour faciliter le passage, elle invite Téléramaque à s’y glisser de toute sa longueur. La jeune fille craintive pousse quelques cris plaintifs de par cet exercice qui n’est pas entièrement volontaire. Elle sent l’organe chaud qui rentre lentement et douloureusement en elle. Jamais auparavant elle ne s’est sentie aussi remplie et dilatée et cette souffrance lui apporte également du plaisir, amplifié par les coups de fouets que lui assène à nouveau sa camarade. Encouragé par la foule, Téléramaque se fait moins tendre et libère toute ses ardeurs. La jeune fille crie à en perdre haleine. Enervé par les aises que prend l’autre fille, le digne fils d’Ulyx défait ses liens fragiles, sort de la pauvre fille soumise et s’empare de la dominatrice. L’agrippant par les cheveux il l’oblige à engloutir toute la longueur de son sexe dans sa bouche étroite. Réticente au début, la jeune fille finit par coopérer et Téléramaque, déjà proche de l’orgasme, ne tarde pas à lui éjaculer contre la figure, acclamé par la foule.
Un peu choqué, Téléramaque tente de sortir au plus vite du bar. Il est pourtant rattrapé à la sortie par l’homme qui l’avait interpellé plus tôt.
-Nous avons été très impressionné par ta prestation, jeune Téléramaque. Mes hommes et moi sommes prêts à te suivre dans ta quête périlleuse !
Le jeune homme n’en croit pas ses oreilles. Mais il se ressaisit vite :
-D’accord, appelez vos amis, nous partons sur le champ !
Une demi-heure plus tard, ils retrouvent Athéna, sous les traits de Menthos, qui les attend sur le rivage devant un imposant navire.
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