A l’époque où je faisais mon service militaire (qui comme chacun le sait est obligatoire pour tout jeune homme suisse normalement constitué) je fis, étonnamment, quelques charmantes rencontres. Je fus incorporé chez les conducteurs de bateaux, je pensais ainsi profiter de ces quatre mois perdus d’avance de ma vie pour apprendre quelque chose d’intéressant. Ainsi je me retrouvai dans une caserne perdue au fin fond de la Suisse allemande avec pour seuls amis normaux quelques Tessinois bien décidés à mettre la pagaille dans cette organisation trop bien réglée. […]
Nous partîmes à la caserne, bien décidés à ce que cela prenne toute la journée. En passant, nous fîmes un détour par le parcours d’obstacles et quelle ne fut pas ma surprise en apercevant Laura et Paolina, habillées en tenue militaire, en train de ramper dans la boue. […]
Le plaisir faisait vaciller mes jambes, je dus m’appuyer contre l’obstacle de bois. A travers, je vis Antonio qui n’avait pas non plus perdu de temps avec Paolina. Contre un arbre il était en train de la secouer, elle était face à lui et ne touchait plus le sol. D’où j’étais, je pouvais entendre ses couilles claquer contre le cul de cette chienne.
